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Milieu scolaire : trois bonnes raisons de recourir aux bâtiments modulaires

Les locaux préfabriqués qui équipent les écoles, collèges et lycées répondent majoritairement à un besoin provisoire lié à une situation plus ou moins exceptionnelle au sein de l’établissement (travaux, sinistre, réorganisation) : dans un tiers des cas toutefois (30%), ces solutions sont pérennisées. Comment l’expliquer ?

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Le bâtiment préfabriqué reste ancré dans l’imaginaire de nombreuses générations de français : chacun d’entre nous se souvient, à un moment ou l’autre de sa scolarité, avoir suivi quelques cours dans ces locaux annexes, installés en marge des salles de classes aménagées « en dur ».

Aujourd’hui encore, cette solution immobilière reste très prisée dans les établissements d’enseignement primaire ou secondaire, et même les campus universitaires. Le modulaire présente l’avantage de la flexibilité dans un secteur où les prises de décisions, d’origine administrative, sont souvent lentes, imprévisibles et tardives. Une situation d’autant plus tendue qu’elle s’inscrit généralement dans un contexte budgétaire serré qui limite les marges de manœuvre des pouvoirs publics dans l’élaboration de leurs stratégies d’investissement. Pourquoi l’Etat et les collectivités locales affectées à la gestion des écoles, collèges et lycées continuent à miser sur ces équipements provisoires ?

Pour répondre aux évolutions rapides de la carte scolaire

Chaque année, le ministère de l’Education Nationale décide de maintenir redéfinir les secteurs géographiques qui servent de cadres officiels de référence pour organiser la répartition des élèves au sein des établissement d’un territoire départemental, en fonction des évolutions démographiques propres à chaque zone. Les arbitrages de l’Etat sur le découpage de cette « carte » scolaire, parfois rendus quelques jours avant la rentrée de septembre, peuvent donner lieu à de sévères réajustements qui se traduisent, pour tel école ou collège, à la création d’une ou plusieurs classes, et à la suppression d’effectifs dans tel autre. A l’imprévisibilité de ces mesures, et aux incertitudes qu’elles occasionnent pour les décideurs concernés, en termes de délais notamment, la solution modulaire oppose sa souplesse : ce type de structure peut être monté en quelques jours pour absorber provisoirement et/ou durablement une hausse brutale du nombre d’élèves à accueillir.

Pour répondre aux enjeux écologiques

De très nombreuses écoles, collèges et lycées datent des trente glorieuses, cette longue période de croissance économique mais aussi démographique, à laquelle l’Etat a dû faire face en multipliant l’offre en infrastructures scolaires.  Or, ces vieux bâtiments, rénovés à la marge au cours des dernières décennies, vont devoir relever l’immense défi de la transition énergétique qui doit conduire à la neutralité carbone en 2050 : aujourd’hui, d’après les chiffres de l’Education nationale, un établissement d’enseignement primaire reste la structure communale la plus consommatrice en électricité ou en gaz, devant les équipements sportifs ou socio-culturels. Or, le modulaire, dont le mode de conception répond aux critères de sobriété introduits par la RE 2020 (chantiers simplifiés, déchets réduits et possibilités de recyclage), a de très nombreux atouts à faire valoir dans la lutte contre les gaspillages et l’enjeu climatique. Raison pour laquelle il s’impose aussi comme une excellente solution alternative pour maintenir l’accueil scolaire au sein d’établissement qui devront, dans un proche avenir, engager de lourds travaux de rénovation pour se conformer aux normes environnementales.

Pour élargir l’offre pédagogique

En 2017, une étude du Centre National d’Etude des systèmes scolaires avaient mis en avant le nombre insuffisant de sanitaires dans de nombreux établissements, des espaces souvent « exigus »  et peu de locaux dédiés à des activités extra-scolaires : seuls 35% des lycées proposent une cafétéria, et une part minoritaire d’établissements (un sur trois) disposent de lieux dédiés à des activités libres hors temps scolaire (danse, yoga, musculation, salle de spectacle ou de théâtre…). Un manque de structure que les constructions modulaires sont en capacité de pallier à moindre coût, sans que les communes (pour les écoles), les départements (pour les collèges) et les régions (pour les lycées) aient à réaliser de gros investissements immobiliers et solliciter d’importants crédits auprès de l’Education nationale pour améliorer l’offre de leurs équipements et l’adapter aux nouveaux besoins de l’enseignement.

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